... cette si simple phrase est utilisée ici, pour exprimer l'attachement à une personne au moment de la quitter. Aprés
un agréable moment passé ensemble ou une sympathique discussion, les gens se quittent en se disant "on est ensemble". Cette modeste phrase résume à elle seul l'étendue d'une relation; on est
ensemble quoi qu'il arrive, on est ensemble pour tout, on est ensemble pour toujours,... en tout cas, vous tous que j'ai rencontré pendant mon périple, vous êtes avec moi...
Au matin de mon départ, je ne sais pas ce que je laisse. Je ne sais pas si je vous reverrai un jour. Difficile de ne pas penser à ça, J'espère de tout mon coeur pouvoir aider toutes ces
personnes à croire encore pendant longtemps aux richesses de notre merveilleux sport.
Je ne veux pas être "le blanc" qui vient se rassurer en venant aider les plus démunis. Je veux concrétiser mes actes, péréniser mes paroles, gagner leur confiance. Je ne veux pas être "le blanc"
prométeur de bonnes paroles et trahir leur confiance. Je sais qu'à mon retour j'ai de nouveaux combats à mener pour défendre leurs causes. Ils croient en ce sport. Ils croient en moi. La même
passion coule dans nos veines.
Il faut venir sur place pour comprendre leur préoccupations. Nous ne pouvons pas fonctionner de la même façon quand l'inqiuétude première de la journée est de savoir si l'on va manger. La
donne est autre. Le bénévolat ne peut pas exister. Tout doit être profit puisqu'ils ont si peu. Il faut donc penser une aide autrement. C'est ce à quoi je m'attache depuis mon départ. Je n'ai pas
encore trouvé la solution idéale, si elle existe...?!
J'ai des pistes, j'ai des hommes, j'ai des femmes, j'ai des enfants, beaucoup d'enfants...., le plus gros est fait. Il faut maintenent lier le tout.
Je voudrais dédier ce dernier message d'Afrique à Florent, Jeannine et Gaëtan, les illunminés du rugby sahélien. Comment leur passion peut-elle vivre si loin du monde du rugby ?!
Merci à vous 3 de m'avoir fait partager votre univers de générosité, votre vie de passionné. Malgré la difficulté de la vie vous avez fait naître des vocations, des joueurs engagés, des
hommes dominés par le poids des castes fierts de se démarquer des autres, vous avez révélé ce que le rugby à de meilleur. J'en suis émerveillé, et vous salut bien bas.
"On est ensemble" et pour longtemps.
Longue vie au rugby sahélien, incha'allah....
Ici, c'est pas sale...!!!!
J'ai troqué mon chameau
La femme est bien l'avenir de l'homme...
Page de pub pour mon prochain voyage....?!
Merci à vous tous de m'avoir soutenu dans mon périple. Vos écrits m'ont toujours animé dans mon projet.
J'espère que vous avez fait un bon voyage, le mien fut un rêve éveillé.
Par javwalace
3
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des enfants pas centaine.... Il suffit de sortir quelques ballons, négocier avec force et courage le terrain d'honneur et le le tour est joué.
Encore une preuve que la jeunesse est une merveilleuse richesse de l'Afrique. Richesse sous exploitée, à mon goût. Grâce à une micro formation d'éducateur d'une 15aine de joueurs nous avons
rempli de sourires le stade Seyni Kountché. Dans un pays 95% musulman, nous avons rassembler une 15aine de filles qui n'ont rien laché, mais ça je le savais déjà... Comment exploiter ce
merveilleux potentiel ? Comment proposer des structures d'accueil fiables et rigoureuses dans un pays où l'on vit jour aprés jour ? Vaste débat. J'hésite entre la résignation et m'émouvoir
de tant de monde à travers un évènement ponctuel et l'envie de me battre pour essayer de structurer quelque chose, mais avec qui...?! Toute cette jeunesse, ces qualités athlétiques, cette
peur du contac inexistante, cette jovialité, ce sens de la débrouille... tout doit survivre.
La féminité est partout
Effet secondaire de sortir quelques ballons... ça
fait rêver !
2ème effet secondaire, celui d'être populaire...
Aux couleurs du Niger
Passe à ton voisin...
Je joue pourtant au rugby...
Par javwalace
8
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Quel plaisir de retrouver nombre de joueurs rencontrés il y-a 3 ans. Les meilleurs éléments sont toujours là. Qui l'aurait cru ?!
Malgré le départ des personnes motrices du projet rugby au Niger, essentiellement des expats...., la flamme brule encore, voir, elle éclaire de plus en plus loin. J'ai entre 25 et 35 joueurs sur
le terrain, 2 fois par jour, dont un crénau à 7h du mat, vivement que je reprenne le boulot pour me reposer...
Depuis plus de 5 ans, existe dans un quartier de Niamey une académie de rugby, comme nos associations chez nous. Cette structure est tenue pas Traoré, un joueur de rugby. Il bénéficie
depuis 2 ans d'une aide financière par l'association de Philippe Sella, les "Enfants de l'Oval", asso qui aide au développement du rugby dans des pays défavorisés. Traoré accueille les enfants
également pour de l'aide au devoir. Ils ont à dispo une bibliothèque, un coin vidéo - et oui... ! - et un terrain sableux, proche de la structure, pour jouer au rugby. En plus des occupations
dans le local de l'académie, Traoré dispense du rugby dans un collège ainsi que, 2 fois par semaine, à des jeunes de son quartier. Belle initiative, que j'espère pouvoir aider à mon retour en
France.
Le Philippe Sella nigérien dans son académie de rugby, un oasis dans le désert....
petit cours de français, toujours avec ballon...
tableau de joie
qui apprend le plus ?!
conte africain d'Afrique
Le bonheur est dans le sable...
Une petite pensée à tout ceux qui me laisse des messages. Vous êtes avec moi dans mon projet. "Le bonheur n'est réel que lorsqu'il est partagé" Until the Wild.
Par javwalace
7
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Arrivé au dernier tiers de mon voyage je ressens un manque brulant de mes proches. Ma famille me manque. Ma fille qui grandit à vue
d'oeil et que j'aperçois sur MSN, me rappelle que ma vit est la bas. Tout ce que je vis c'est pour transmettre. Pour lui transmettre que le monde est vaste et les gens pluriels.
Même si toutes les personnes que je croisent sont trés gentilles et accueillantes, je ne peux me réaliser pleinenemt sans ce qui me sert de socle. Ils sont mon équilibre, ils justifient
mes actes. Ils sont ma fragilité et ma faiblesse. Je leur dédie ce voyage car, sans leur soutien et leur acceptation de mon absence, je ne serai pas là. Je vous aime
tant.
Par javwalace
1
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"Bonne arrivée" est la phrase d'accueil quand vous avez fait un long ou même trés long voyage; Je suis effectivement arrivé..... Parti à
18h30 de Bobo, arrivée à 00h30 à Waga, accueil par le président de la fédé Burkinabée de rugby, direction un maki (restaurant en plein air) pour manger un "poulet mobylette" (différent d'un
poulet "Tricatel"...) suivi d'1h de sommeil, bus pour Niamey à 6h pour une arrivée à 17h soit en tout : 16h de bus. On sait quand on part et aprés "in ch'allah" (communément traduit par si "Dieux
le veut" ce qui sous entend un nombre infinis d'obstacles potentiels (déchargement de colis à la douane - une centaine -, contrôle à nouveau de la douane volante, crevaison, resserage de roue,
arrêt prolongé pour que le chauffeur est bien le temps de finir de manger, ... + tous les arrêts dont je n'ai pas compris la cause....). On a vraiment l'impression dans une telle
situation de vivre une épreuve ensemble; dans le bus, des regards se croisent, des sourires s'échangent, les enfants passent de bras à bras, sans même que les gens se connaissent au départ, on
s'offre à boire,... et malgré la chaleur, la lenteur, la proximité, personne ne rale. Tout se passe. Alors, le blans pressé de la vie fait comme tout le monde, il accepte son sort sans
broncher.
Il vous manque juste les 35°, la sueur qui vous trempe les habits, le vent brulant qui vous assèche, le siège qui vous meurtri les fesses... et vous
y êtes.
Par javwalace
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